Les hommes les plus élégants au monde
Oubliez le costume trois-pièces et les règles gravées dans le marbre. Désormais, l’élégance masculine est aussi libre que créative. Streetwear, tailoring, débardeur, bijoux ou pièces complètement improbables… tout est permis, à condition de savoir le porter. De Jacob Elordi à Pharrell Williams, voici 10 hommes qui ne suivent pas seulement la mode : ils lui donnent des idées. Et forcément, ça mérite un classement.
1. Jacob Elordi, le roi du cool sans effort
A première vue, le style de Jacob Elordi semble relativement simple. Un pantalon ample, un tee-shirt, une veste, des lunettes et parfois un sac suffisamment luxueux pour coûter plus cher que la voiture dans laquelle vous avez passé votre permis. Rien de révolutionnaire. Et pourtant, sur lui, l'ensemble fonctionne presque systématiquement.
L'acteur australien est devenu en quelques années l'une des références du vestiaire masculin contemporain. GQ le classe régulièrement parmi les hommes les plus stylés d'Hollywood et souligne notamment son goût pour les volumes généreux, les belles vestes, les mocassins, les sneakers pointues et les accessoires de luxe. Son statut d'ambassadeur de Bottega Veneta depuis 2024 n'a évidemment rien fait pour calmer les choses.
Mais ce qui rend Elordi intéressant n'est pas tant le prix des vêtements que sa manière de les porter. Il joue énormément avec les proportions : manteaux très longs, pantalons larges, vestes généreuses, chemises parfois fluides. Avec ses quelque 1,96 m, il faut dire que le garçon dispose d'un peu de surface pour expérimenter.
Ses lunettes de soleil participent également beaucoup à son allure. Montures rétro ou modèles plus imposants permettent souvent de transformer une tenue extrêmement basique en look immédiatement reconnaissable.
La leçon à lui piquer : arrêter de croire qu'un vêtement élégant doit forcément être ajusté au millimètre. Un peu de volume peut faire énormément pour une silhouette, à condition que les proportions restent maîtrisées.
2. Timothée Chalamet, celui qui ose
Sur un tapis rouge rempli d'hommes en smoking noir, repérer Timothée Chalamet est généralement assez facile. Cherchez celui qui semble ne pas avoir reçu le mémo.
L'acteur franco-américain s'est imposé comme l'une des personnalités qui ont le plus contribué à rendre le vestiaire masculin des cérémonies beaucoup moins prévisible. Il a notamment porté du Haider Ackermann, du Givenchy, du Tom Ford ou encore du Chrome Hearts, avec une préférence manifeste pour les couleurs et les silhouettes qui ne passent pas inaperçues.
Aux Oscars 2025, il est par exemple arrivé dans un costume Givenchy jaune pâle signé Sarah Burton. Pour d'autres apparitions, on l'a vu en veste dos nu, en cuir coloré ou avec des silhouettes monochromes particulièrement voyantes. Vogue relevait d'ailleurs qu'en 2025, Chalamet avait été le premier à porter publiquement les créations de Haider Ackermann pour Tom Ford et de Sarah Burton pour Givenchy.
Evidemment, se présenter lundi matin au bureau dans un costume jaune beurre n'est pas une obligation. Ce que Chalamet démontre surtout, c'est qu'une tenue masculine élégante n'a aucune raison d'être systématiquement noire, bleu marine ou grise.
La leçon à lui piquer : lorsqu'une pièce forte fait déjà tout le travail, inutile d'en ajouter quatre autres. Une couleur, une coupe ou une matière inhabituelle peut suffire.
3. A$AP Rocky, quand le streetwear rencontre la haute couture
A$AP Rocky pourrait probablement porter le rideau du salon de votre grand-mère et provoquer une pénurie mondiale de rideaux trois semaines plus tard. C'est à peu près à ce niveau que se situe son influence stylistique.
Le rappeur américain navigue depuis des années entre streetwear et haute couture avec une facilité assez déconcertante. Costumes parfaitement coupés, denim, cuir, foulards, bijoux, perles, grosses lunettes, kilts : sa garde-robe semble avoir une seule règle, celle de ne pas vraiment en avoir.
Ce mélange fonctionne pourtant parce que Rocky maîtrise parfaitement les codes qu'il détourne. GQ l'a d'ailleurs sacré champion de son classement stylistique 2025, face notamment à Jacob Elordi. Ce n'est plus simplement un rappeur qui aime les vêtements : c'est devenu une référence de la mode masculine contemporaine.
Une conception assez éloignée du gentleman en costume trois-pièces ? Certainement. Mais les codes du gentleman moderne ont eux aussi évolué. L'élégance tient aujourd'hui autant à l'attitude et à la personnalité qu'au respect d'un manuel de savoir-vivre datant de 1927.
La leçon à lui piquer : mélanger les styles est parfaitement autorisé. Il faut simplement qu'un fil conducteur subsiste entre les pièces. Et non, « j'ai ramassé tout ce qui traînait sur la chaise » n'est pas un fil conducteur.
4. David Beckham, parce que le patron n'a toujours pas rendu son tablier
David Beckham présente un avantage considérable pour parler de style : il a pratiquement tout essayé. Les cheveux décolorés, la crête, les costumes, les sarongs, les jeans douteux des années 2000, le workwear, les grosses boots, les manteaux impeccables… Il existe probablement une photo de Beckham correspondant à chaque décennie stylistique de ces trente dernières années.
Et c'est justement ce qui le rend intéressant. Son style actuel n'a plus grand-chose à voir avec celui du jeune footballeur de Manchester United. A mesure que les années ont passé, son vestiaire est devenu plus sobre : beaux costumes, manteaux, vestes en cuir, maille, chemises, denim et pièces inspirées du workwear.
Sa barbe participe aussi largement à cette évolution. Une barbe bien entretenue peut structurer le visage et compléter un look exactement comme le ferait une bonne coupe de cheveux. Beckham l'a parfaitement compris.
Il rappelle surtout quelque chose d'assez rassurant : personne n'est condamné à s'habiller toute sa vie comme à 20 ans. Heureusement d'ailleurs, sinon une partie de la population masculine serait toujours coincée avec un jean taille basse et un tee-shirt imprimé tribal.
La leçon à lui piquer : faire évoluer son style plutôt que poursuivre éternellement les tendances. Avec l'âge, connaître ce qui nous va devient beaucoup plus intéressant que porter ce que tout le monde porte.
5. Bad Bunny, l'élégance sans mode d'emploi
Si Bad Bunny avait demandé l'autorisation avant de porter chacune de ses tenues, il attendrait probablement encore une réponse.
Le chanteur portoricain a fait de la mode un prolongement de son univers artistique. Jupes, costumes, lunettes futuristes, bijoux, streetwear, pièces oversize : Benito Antonio Martínez Ocasio aime expérimenter et ne semble pas particulièrement inquiet à l'idée qu'une partie d'Internet déteste sa tenue.
Mais derrière cette liberté apparente, les choix sont loin d'être aléatoires. Pour le Met Gala 2025, par exemple, il portait un costume Prada marron en mohair dont la veste courte et le pantalon légèrement évasé évoquaient les grandes figures de la salsa portoricaine des années 1970. Une cravate en raphia faisait quant à elle référence au traditionnel chapeau pava. Vogue a également intégré Bad Bunny à sa sélection des personnalités les mieux habillées de 2025.
C'est ce qui rend son style beaucoup plus intéressant qu'une simple accumulation de vêtements extravagants : derrière certaines tenues se cachent des références culturelles précises.
La leçon à lui piquer : porter quelque chose d'inhabituel fonctionne beaucoup mieux lorsqu'on sait pourquoi on le porte. L'assurance est un accessoire formidable. Et, avantage non négligeable, elle ne coûte rien.
6. Lewis Hamilton, le paddock est devenu son deuxième podium
Il y a quelques années encore, la garde-robe d'un pilote automobile se résumait assez facilement : combinaison le dimanche, polo couvert de sponsors le reste du week-end. Lewis Hamilton a manifestement trouvé cette situation beaucoup trop calme.
Le Britannique a progressivement transformé ses arrivées sur les circuits de Formule 1 en véritables rendez-vous mode. Ensembles monochromes, silhouettes oversize, streetwear, bijoux, costumes, couleurs éclatantes : ses promenades dans le paddock sont désormais commentées presque autant pour ses vêtements que pour ses performances au volant.
Avec son styliste Eric McNeal, Hamilton a porté des créations de maisons établies comme Prada, Louis Vuitton ou Dior, mais aussi de labels et créateurs plus pointus. Vogue souligne d'ailleurs le rôle qu'il a joué pour attirer l'attention de l'industrie de la mode sur le paddock. Il a également été nommé ambassadeur Dior en 2024 et faisait partie des coprésidents du Met Gala 2025.
Ce qui est particulièrement intéressant chez Hamilton, c'est sa capacité à utiliser sa visibilité pour expérimenter. Il pourrait parfaitement arriver à chaque Grand Prix en jean et tee-shirt blanc. Personne ne lui en voudrait. Il choisit au contraire de traiter le chemin jusqu'au garage comme un mini-défilé.
La leçon à lui piquer : le vêtement peut devenir un terrain de jeu. Même lorsqu'on évolue dans un environnement extrêmement codifié, rien n'oblige à ressembler à tout le monde.
7. Harry Styles, celui qui a décidé que le vestiaire masculin était beaucoup trop petit
Harry Styles aime les pantalons évasés, les cardigans, les bijoux, les couleurs, les imprimés, les chemises voyantes et à peu près tout ce qui aurait pu provoquer une légère inquiétude chez un père de famille en 1973.
Son style a beaucoup contribué à remettre au goût du jour une esthétique inspirée des années 1970. Taille haute, jambes larges, mailles colorées et silhouettes rétro font partie de ses signatures, auxquelles il ajoute volontiers des pièces beaucoup plus contemporaines.
Ce serait pourtant une erreur de réduire son vestiaire aux tenues spectaculaires de scène. Dans la vie quotidienne, Styles peut se montrer beaucoup plus sobre. Vogue relevait par exemple en 2025 l'une de ses associations automnales composées d'un long trench noir, d'un pantalon légèrement évasé, d'une écharpe rouge et d'une paire de Samba Adidas bien portées.
C'est peut-être là sa meilleure leçon de style : une identité vestimentaire forte ne signifie pas porter constamment des vêtements extravagants. Certains détails reviennent suffisamment souvent pour rendre la silhouette reconnaissable.
La leçon à lui piquer : choisissez quelques éléments qui vous ressemblent et faites-les revenir régulièrement. Une coupe de pantalon, un bijou, une paire de lunettes, une couleur… Le style se construit aussi par répétition.
8. Damiano David, le rockeur italien qui connaît très bien son tailleur
Il aurait été facile pour Damiano David de rester éternellement enfermé dans le vestiaire glam-rock qui a accompagné l'explosion de Måneskin : cuir, maquillage, transparence et quantité de peau inversement proportionnelle à la taille des salles de concert.
Mais avec le lancement de sa carrière solo, l'Italien a fait évoluer son image de manière assez spectaculaire. Les costumes ont pris davantage de place, les silhouettes sont devenues plus rétro et l'ensemble évoque désormais parfois davantage une star de cinéma d'une autre époque qu'un chanteur de rock prêt à maltraiter une guitare.
Dans un entretien accordé à Vogue, Damiano David citait notamment Fred Astaire et Gene Kelly parmi ses références pour cette nouvelle esthétique. Il est également devenu le premier ambassadeur masculin mondial de Diesel.
Evidemment, le rock n'a pas totalement disparu. Débardeurs, bijoux, cuir, chemises ouvertes et tatouages empêchent généralement le résultat de basculer dans le registre « témoin de mariage très bien coiffé ».
Son goût du noir est également intéressant. Lorsqu'une tenue repose sur une seule couleur, ce sont les matières, les volumes et les détails qui créent le relief. Un pantalon habillé, un débardeur et une veste en cuir peuvent tous être noirs sans pour autant former un gros bloc sombre vaguement humain.
La leçon à lui piquer : si vous aimez vous habiller dans une palette réduite, jouez davantage avec les textures et les coupes. Le monochrome n'a aucune obligation d'être monotone.
9. Paul Mescal, la preuve qu'un simple débardeur peut avoir du style
Paul Mescal possède une capacité assez agaçante : donner l'impression qu'il ne s'est pas particulièrement préoccupé de sa tenue alors que celle-ci finit régulièrement disséquée par les magazines de mode.
Son vestiaire est pourtant loin d'être le plus extravagant de ce classement. Débardeurs blancs, tee-shirts, chemises, pulls, jeans, pantalons relativement larges, mocassins, baskets et, évidemment, ces fameux shorts courts devenus quasiment indissociables de son image.
L'acteur irlandais est intéressant précisément parce que ses vêtements paraissent accessibles. Pas nécessairement financièrement, entendons-nous bien car nous parlons toujours d'une star internationale, mais stylistiquement. Nul besoin de porter une jupe en sequins avec des lunettes de soudeur pour lui emprunter une idée.
Chez lui, beaucoup de choses reposent sur les proportions. Un pantalon suffisamment haut, un tee-shirt bien coupé ou un débardeur rentré dans le pantalon modifient immédiatement la silhouette. Ajoutez des mocassins et vous obtenez parfois davantage de personnalité qu'avec une tenue composée de douze pièces différentes.
La leçon à lui piquer : avant d'acheter davantage de vêtements, regardez comment tombent ceux que vous possédez déjà. Une bonne proportion peut faire plus pour votre allure qu'un énorme logo sur la poitrine.
10. Pharrell Williams, de rappeur stylé à patron de la mode masculine
Pharrell Williams a longtemps été cet homme capable de porter un chapeau gigantesque et de convaincre une partie de la planète que le problème venait peut-être de nous. Avec le recul, c'était probablement un avertissement.
Depuis les années 2000, le musicien mélange streetwear, vêtements de luxe, bijoux, tailoring, pièces workwear et accessoires improbables. Bien avant que la frontière entre rap et haute couture devienne aussi poreuse, Pharrell collaborait déjà avec les grands noms de la mode tout en développant ses propres projets.
En 2023, Louis Vuitton l'a nommé directeur créatif de ses collections masculines. Trois ans plus tard, il occupe toujours cette fonction. Les collections présentées en 2026 montrent d'ailleurs assez bien sa conception de l'élégance : le tailoring traditionnel y côtoie les textiles techniques, le sportswear et des influences venues de cultures très différentes. Pour l'automne-hiver 2026, Louis Vuitton parlait ainsi de « dandys du futur » ; pour le printemps-été 2027, le dandy se retrouvait carrément mêlé à la culture surf.
Autrement dit, Pharrell n'est plus seulement observé parce qu'il s'habille bien. Il participe directement à la définition de ce que des milliers d'hommes considéreront comme élégant demain.
Et c'est probablement ce qui sépare les hommes bien habillés des véritables icônes de style : les premiers savent suivre les règles avec goût. Les seconds donnent parfois envie aux autres de les réécrire.

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